Tu vas nous manquer, Don Andrés

Un joueur s’en va et toute une génération est dépeuplée. Et vous imaginez bien qu’il va beaucoup nous manquer, Don Andrés.

Je me rappelle avoir débattu sur le fait que le football était un art à part entière et la première personne qui me venait à l’esprit était Iniesta. Quand je songe au FC Barcelone, ce n’est pas Messi, Suarez ou Piqué qui ressort en premier mais bien Iniesta.

Iniesta n’est pas particulièrement costaud, est de taille modeste, doté d’un visage pâle et pas vraiment gâté capillairement parlant. Il ne sort pas de l’ordinaire et pourrait être votre collègue de boulot ou votre voisin d’amphi. Il se dit même qu’à ses débuts à la Masia, le petit Iniesta pleurait du fait de la distance avec ses parents restés du côté de Fuentealbilla (Castilla-La Mancha). Vous quand vous partez en colo durant deux semaines loin de votre maman.

Mais sur le terrain, Iniesta ne ressemble à personne ou plutôt, personne ne ressemble à Iniesta. Une technique léchée, des passes que lui seul entrevoit, des doubles contacts utiles et des buts inoubliables.

Doté d’une personnalité simple et d’un sens du collectif comme on en fait plus, d’une créativité infinie, capable de trouver des solutions dans les espaces les plus réduits et d’une intelligence footballistique bien supérieur à la moyenne, Iniesta nous a comblé durant des années et le voir partir nous rend obligatoirement nostalgique. Quand verrons-nous de nouveau un Iniesta ? Peut-être jamais.

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En dehors du terrain, Iniesta s’occupe dans ses vignes. Sans aucun doute, il va prochainement nous proposer un pinard de qualité. Mieux vaut cultiver son jardin disait-il. Iniesta a parfaitement compris l’adage. Mais don Andrès a vraisemblablement deux jardins.

¡ Que te vaya bien don Andrès !


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